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Les premières Rencontres du Covoiturage, organisées en mars dernier par Green Cove Ingénierie, avient traité des problématiques inhérentes au métier: comment communiquer, comment mutualiser, comment institutionnaliser les parkings sauvages en progression? Les deuxièmes Rencontres du Covoiturage, qui se sont tenues le 21 octobre, ont élargi la palette d'un mode en pleine évolution.
"La communication et la mise en relation, c'est fini, tranche Arnaud Sarfati, président de Green Cove; le covoiturage est entré dans une démarche globale de mobilité, et le Web doit être le refletdu terrain, doit prendre en compte l'infrastructure, le réseau routier, les transports publics disponibles près des parkings, l'offre des zones commerciales en ce sens, etc.".
La preuve de cette évolution: l'entrée récente de la SNCF et Norauto dans le capital de l'entreprise, "mais aussi le fait que nous recrutons beaucoup actuellement, et sur de nouveaux métiers." C'est effectivement en ce sens qu'intervient Christophe Quiniou, nouveau salarié, ingénieur-juriste en environnement... suivi par ces nouveaux exemples de partenariats, avec la SANEF, société autoroutière, la SNCF, qui inaugure le covoiturage intermodal vers les gares de grande couronne parisienne, avec Keolis dont la société d'autopartage Lilas songe à mixer autopartage et covoiturage...
L'intervention du directeur de Tracetel a montré plus que tout autre quel chemin a parcouru ce sympathique mode post-babacool, quand il propose les systèmes de comptage pour inciter les voitures à rouler chargées au maximum, de traçage et même de contrôle "pour éviter les fraudes" dans le cas de covoiturage en entreprise. Quant au "terrain", il fut illustré par les expériences d'aires ad-hoc en Loire-Atlantique et celle, toute nouvelle, initiée par Ikea en banlieue parisienne, qui mêle un grand parking où se retrouvent les clients et/ou covoitureurs, et une navette gratuite vers la gare RER. De pleine roue dans l'intermodalité.. |